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EN BREF
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Le site d’information Var Actu, accusé d’utiliser massivement l’intelligence artificielle pour la production de ses contenus, a récemment obtenu le statut de service de presse en ligne. Délivré par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP), cet agrément suscite des préoccupations dans le milieu journalistique, en raison des méthodes non conventionnelles employées par le site.
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ToggleUn agrément controversé
Le 27 novembre, Var Actu a officiellement reçu son agrément de service de presse en ligne, permettant ainsi à la plateforme de bénéficier d’une TVA réduite et d’une exonération fiscale sur les dons. Cette décision, prise après examen du dossier déposé par le site, suscite de vives inquiétudes parmi les journalistes traditionnels. Avec seulement deux journalistes en rédaction, Var Actu est capable de publier jusqu’à trente articles par jour, soulevant des soupçons sur l’éventuel recours à une automatisation excessive et à l’intelligence artificielle.
Des accusations de plagiat
Le directeur de Var Matin, un média concurrent, a exposé à Radio France des accusations de plagiat à l’encontre de Var Actu. Selon lui, de nombreux articles publiés par Var Actu semblent être des répliques des sujets traités par Var Matin, souvent mis en ligne peu après leur publication. Les critiques pointent un style d’écriture impersonnel et l’usage de citations non sourcées qui se rapprochent de contenus déjà existants, renforçant la suspicion d’utilisation abusive de l’intelligence artificielle.
Les interrogations autour de la CPPAP
La décision d’accorder un agrément à Var Actu pose la question des normes et des critères appliqués par la CPPAP. Selon une source interne souhaitant rester anonyme, des membres de la commission émettent des doutes sur les méthodes de Var Actu, mais hésitent à agir sans preuves irréfutables. Il est à noter qu’un refus d’agrément pourrait entraîner une contestation devant le Conseil d’État, ouvrant la voie à des implications plus larges pour d’autres sites reposant également fortement sur l’IA.
L’impact des médias basés sur l’IA
Le mois dernier, un rapport de Next a révélé que 8 000 médias exploitent l’intelligence artificielle pour optimiser leur contenu. Les plateformes de ce type bénéficient souvent d’une visibilité accrue grâce à Google Discover, un service de recommandations d’articles qui est devenu vital pour l’audience des médias en ligne. Vincent Berthier, de Reporters sans frontières (RSF), a souligné que certains éditeurs créent de faux sites d’info pour tirer profit de cette dynamique, ce qui complique davantage la véracité des informations diffusées.
Appel à la certification des médias
Pour contrer cette explosion de contenus non vérifiés, RSF appelle les véritables médias à certifier leurs enquêtes et à se démarquer des sites aux pratiques douteuses comme Var Actu. La communauté médiatique est à la croisée des chemins, entre l’innovation technologique à travers l’intelligence artificielle et la nécessité de maintenir des standards journalistiques rigoureux.
Pour explorer davantage le sujet de l’intelligence artificielle dans les médias, consultez des articles pertinents tels que ceux sur le partenariat entre Le Monde et Perplexity ou découvrez comment Wailo révolutionne les répertoires téléphoniques grâce à l’IA.
