Réutilisation des eaux grises, tri des déchets assisté par intelligence artificielle et stockage des eaux pluviales : à Briançon, quatre solutions ont été retenues pour être expérimentées sur de futurs sites des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver. Le 3 novembre, la Solideo Alpes 2030 a annoncé un financement total de 694 000 euros, soit près de 700 000 euros, afin d’accompagner leur développement dans le village-olympique du fort des Têtes et l’ancienne usine de La Schappe.
Ces projets, portés par des entreprises françaises, répondent à des besoins très concrets des chantiers et des futurs équipements : mieux préserver l’eau, limiter les erreurs de tri et intégrer des dispositifs utiles au bâtiment sans accroître son emprise au sol. Pour les organisateurs du JO 2030, le soutien aux projets d’innovation doit ainsi dépasser la seule période des compétitions : plusieurs équipements sont conçus pour être démontés, réemployés ou intégrés durablement aux sites. Un responsable de chantier pourrait, par exemple, suivre les déchets en temps réel tout en réduisant l’eau potable utilisée pour les sanitaires. Cette démarche s’inscrit dans une réflexion plus large sur les éco-innovations en entreprise et les nouvelles pratiques de construction.
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ToggleJO 2030 : près de 700 000 euros pour quatre innovations à Briançon
Les aides concernent deux opérations distinctes. Au fort des Têtes, futur village-olympique, les solutions retenues portent sur la réutilisation de l’eau de douche et le suivi des déchets de chantier ; à l’ancienne usine de La Schappe, elles visent le traitement des eaux grises et la récupération des eaux pluviales.
Le montant des quatre subventions atteint précisément 694 000 euros. Le chiffre de 700 000 euros correspond donc à un arrondi, et non à une enveloppe versée intégralement. Cette sélection traduit une priorité de la Solideo Alpes 2030 : tester les technologies innovantes directement sur les sites concernés.
Au fort des Têtes, traiter l’eau et mieux trier les déchets
Linkcity, filiale de Bouygues Construction, porte les deux projets du futur village-olympique. La solution Aquapod, développée par Odalie, filiale de Saur, traite les eaux de douche afin qu’elles puissent alimenter les sanitaires. Ses modules conteneurisés sont conçus pour être démontés et réemployés après les Jeux.
La Solideo accorde 364 000 euros à Aquapod. Une seconde aide de 60 000 euros revient à Akanthas, une jeune entreprise de la green tech qui utilise des capteurs et la vision artificielle pour identifier les flux de déchets, repérer les erreurs de tri et suivre les bennes. Cette traçabilité peut aider les équipes à corriger rapidement les pratiques sur le chantier.
| Site | Innovation | Usage prévu | Aide |
|---|---|---|---|
| Fort des Têtes | Aquapod, par Odalie | Réutilisation des eaux de douche pour les sanitaires | 364 000 euros |
| Fort des Têtes | Akanthas | Détection et suivi des déchets de chantier | 60 000 euros |
| Ancienne usine de La Schappe | Aquarecoveri, par Aquathea | Collecte et réutilisation des eaux grises | 200 000 euros |
| Ancienne usine de La Schappe | Cactile | Stockage des eaux pluviales et aménagement du bâtiment | 70 000 euros |
Sur un chantier, la combinaison de ces outils peut agir à plusieurs étapes : économiser une ressource, rendre les flux plus lisibles et faciliter le contrôle des opérations. Ces enjeux font écho aux réflexions sur l’avenir de la construction, où l’innovation doit aussi s’adapter aux contraintes d’usage et d’architecture.
À La Schappe, des solutions pour l’eau et l’intégration architecturale
Dans le cadre de la réhabilitation de l’ancienne usine de La Schappe, portée par Icade, filiale de la Caisse des dépôts, deux autres innovations recevront un financement. Aquarecoveri, conçue par Aquathea, centralise la collecte et le traitement des eaux grises pour différents usages : chasse d’eau, arrosage ou nettoyage.
La subvention prévue pour cette station s’élève à 200 000 euros. Cactile obtient, pour sa part, 70 000 euros : son dispositif associe le stockage gravitaire des eaux pluviales à des fonctions de garde-corps et de brise-vue, avec une intégration prévue sans emprise foncière supplémentaire.
Une expérimentation destinée à dépasser les Jeux
La sélection met en avant des solutions liées à l’exploitation quotidienne des bâtiments, et pas seulement à leur construction. Réemployer des modules de traitement ou intégrer le stockage de l’eau aux éléments architecturaux peut donner à ces installations une utilité au-delà de l’événement sportif.
Le financement sert ainsi à éprouver les dispositifs sur des sites réels et à vérifier leur adéquation avec les besoins locaux. Pour les territoires des Alpes, l’enjeu est de transformer les contraintes du calendrier olympique en occasions de développer des réponses réutilisables sur d’autres opérations.
- Économiser l’eau potable en réutilisant certaines eaux de douche ou eaux grises après traitement.
- Améliorer le tri grâce à l’identification des flux et au suivi des bennes de chantier.
- Valoriser les eaux pluviales tout en intégrant leur stockage aux aménagements du bâtiment.
- Préparer l’après-Jeux en privilégiant des équipements démontables, réemployables ou utiles à l’exploitation future.
Les questions pratiques sur le financement de la Solideo Alpes 2030
Pourquoi parle-t-on de 700 000 euros alors que les aides totalisent 694 000 euros ?
Les quatre subventions annoncées s’élèvent à 364 000, 60 000, 200 000 et 70 000 euros, soit 694 000 euros au total. Le montant de 700 000 euros est un arrondi.
Quels sites de Briançon accueilleront les innovations soutenues ?
Les projets seront expérimentés au futur village-olympique du fort des Têtes et dans le cadre de la réhabilitation de l’ancienne usine de La Schappe.
Quelles ressources ces projets cherchent-ils à mieux gérer ?
Les solutions concernent principalement les eaux de douche, les eaux grises, les eaux pluviales ainsi que les déchets issus des chantiers.
Les équipements pourront-ils servir après les Jeux olympiques ?
Aquapod est conçu avec des modules démontables et réemployables après les Jeux. Les autres dispositifs visent aussi des usages liés au fonctionnement ou à l’aménagement des sites.