« J’ai de la chance d’être à bord de ce bateau incroyable » : la formule de Charles Caudrelier dit autant l’émerveillement du skipper que l’exigence d’une machine conçue pour repousser les limites de la course au large. Avec Gitana 18, le Gitana Team dévoile un nouvel Ultime de 32 mètres de long et 23 mètres de large, dont les formes et les appendices traduisent une ambition claire : gagner en performance maritime tout en maîtrisant le vol au-dessus des vagues.
À la barre, chaque décision compte. La vitesse, l’état de la mer et les réglages des foils imposent une navigation attentive, où la puissance du multicoque ne suffit pas à elle seule. Pour Caudrelier, ce bateau est à la fois un concentré d’innovations et un partenaire à apprivoiser, sortie après sortie. Derrière les sensations du skipper, il y a aussi le travail des architectes, des ingénieurs et des techniciens, qui cherchent à faire fonctionner ensemble chaque élément. Gitana 18 ne promet pas seulement d’aller vite : il ouvre un nouveau chapitre pour une équipe qui veut transformer son potentiel en performance sur l’eau.
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ToggleGitana 18, un nouvel Ultime pensé pour la course au large
Présenté par l’équipe Gitana, Gitana 18 s’inscrit dans la famille des grands trimarans Ultime, conçus pour parcourir les océans à très haute vitesse. Ses dimensions — 32 mètres de long sur 23 mètres de large — donnent la mesure du défi : exploiter une plateforme immense sans perdre la maîtrise nécessaire lorsque la mer se creuse.
Le projet repose sur une recherche d’équilibre entre puissance, stabilité et capacité à s’élever sur ses foils. Cet objectif ne signifie pas que le bateau vole en permanence : les conditions de mer et les choix de navigation influencent directement son comportement. La promesse de Gitana 18 se joue donc dans sa capacité à adapter ses performances à des situations très différentes.
| Élément | Repère | Enjeu en mer |
|---|---|---|
| Classe | Ultime | Un multicoque conçu pour la course au large |
| Dimensions annoncées | 32 m × 23 m | Concilier grande envergure et contrôle |
| Foils | Appendices de sustentation | Favoriser l’élévation de la coque selon les conditions |
| Safrans en U | Éléments de pilotage évoqués dans la conception | Participer au contrôle et à la stabilité de la plateforme |
| Équipe | Skipper, techniciens et ingénieurs | Transformer les choix de conception en performance réelle |
À la barre de Gitana 18, Charles Caudrelier face aux sensations du vol
Pour un skipper, prendre les commandes d’un nouvel Ultime ne consiste pas seulement à pousser la vitesse. Il faut sentir les réactions du bateau, interpréter les variations de vent et anticiper l’état de la mer avant que les efforts ne se répercutent sur la plateforme. À ces vitesses, une décision de trajectoire ou de réglage peut modifier le comportement du multicoque en quelques instants.
La phrase de Caudrelier — « J’ai de la chance d’être à bord de ce bateau incroyable » — exprime cette relation singulière entre le navigateur et sa monture. L’enthousiasme n’efface pas la responsabilité : le skipper doit préserver le bateau tout en exploitant son potentiel. C’est dans cet équilibre entre audace et retenue que se construit une navigation performante.
- Lire la mer pour choisir une trajectoire adaptée aux vagues et au vent.
- Régler les foils afin de rechercher le meilleur compromis entre sustentation et contrôle.
- Écouter le bateau et repérer les réactions qui signalent un changement de conditions.
- Coordonner l’équipe pour faire le lien entre les observations en mer et le travail technique à terre.
À bord, la vitesse n’est donc jamais un objectif isolé : elle doit rester compatible avec la maîtrise du bateau et la fiabilité de ses systèmes.
Foils, safrans et réglages : les choix techniques de Gitana 18
Les foils comptent parmi les pièces les plus déterminantes d’un bateau volant. En générant de la portance, ils peuvent aider la coque à s’élever et à limiter son contact avec l’eau, mais leur efficacité dépend des conditions et de la manière dont le skipper exploite le bateau. Leur mise au point mobilise donc autant l’observation des navigations que le travail du bureau d’études.
Gitana 18 est également associé à des safrans en U, autre choix destiné à faire progresser le contrôle du multicoque. Ces appendices ne sont pas des solutions indépendantes : leur fonctionnement doit s’accorder avec les foils, la structure et les réglages généraux. La performance maritime naît de la cohérence entre ces éléments, plutôt que d’une innovation prise isolément.
Des essais en mer pour transformer le potentiel en résultats
Après la conception, les premières sorties permettent de confronter les choix techniques à la réalité de l’océan. Les observations du skipper et de l’équipe Gitana servent à comprendre les réactions du bateau, à identifier les réglages à affiner et à hiérarchiser les prochaines améliorations. Une pièce performante sur le papier doit encore prouver sa valeur dans des conditions variées.
Cette démarche est particulièrement importante pour un Ultime destiné à la course au large, où les longues navigations mettent à l’épreuve les hommes comme le matériel. Les essais ne sont pas une simple formalité avant la compétition : ils constituent une étape centrale pour apprendre à exploiter le bateau. L’objectif est de faire progresser ensemble la confiance du skipper et la fiabilité de la machine.
Un bateau conçu pour relever le défi des grandes courses
Gitana 18 est présenté comme la monture de Charles Caudrelier pour le rendez-vous de la Route du Rhum. Cette course en solitaire donne un relief particulier à la conception du bateau : le skipper doit gérer seul la trajectoire, les réglages et les choix de prudence, tout en composant avec la fatigue et l’évolution des conditions.
La polyvalence prend alors tout son sens. Un bateau peut être spectaculaire dans une mer favorable, mais une grande course demande aussi de durer et de rester exploitable lorsque le vent ou les vagues changent. Pour l’équipe Gitana, le véritable enjeu est de convertir l’innovation en un avantage concret, sans dissocier vitesse, contrôle et fiabilité.
Ce que Gitana 18 change pour le skipper et son équipe
Le nouvel Ultime rassemble des choix de conception ambitieux, mais son potentiel dépend aussi de celles et ceux qui le font naviguer. Le skipper apporte son expérience de la mer ; les techniciens et les ingénieurs analysent les données et les comportements observés. Ce dialogue permet de faire évoluer les réglages et de mieux comprendre les limites de la plateforme.
Pour le public, le spectacle se résume souvent à un trimaran qui s’élève au-dessus des vagues. Pour l’équipe, chaque sortie représente plutôt une série de questions concrètes : le bateau garde-t-il son équilibre ? Les foils répondent-ils comme attendu ? Le réglage choisi reste-t-il pertinent lorsque la mer change ? C’est dans ces réponses, accumulées au fil des navigations, que se construit la compétitivité de Gitana 18.
Qu’est-ce que Gitana 18 ?
Gitana 18 est un trimaran de la classe Ultime développé par l’équipe Gitana pour la course au large. Le bateau mesure 32 mètres de long et 23 mètres de large.
Qui est le skipper de Gitana 18 ?
Charles Caudrelier est associé aux commandes du nouvel Ultime. Son rôle consiste notamment à exploiter le potentiel du bateau tout en adaptant sa navigation aux conditions de mer.
À quoi servent les foils sur Gitana 18 ?
Les foils sont des appendices qui peuvent générer de la portance et aider le multicoque à s’élever au-dessus de l’eau. Leur efficacité dépend des conditions et des réglages.
Pourquoi les essais en mer sont-ils importants ?
Ils permettent au skipper et à l’équipe Gitana d’observer le comportement réel du bateau, d’affiner ses réglages et de vérifier les choix techniques avant les grandes courses.