À Toulouse, Katharina Zimmeter et Sanâa Bendaha font partie des 35 jeunes chercheuses distinguées en France par le prix L’Oréal-UNESCO « Pour les femmes et la science ». Sélectionnées parmi 800 candidatures par un jury de plus de 50 membres de l’Académie des sciences, elles ont reçu leur récompense au début du mois d’octobre 2026. Cette distinction met en lumière des recherches très différentes, mais guidées par une même ambition : mieux comprendre le vivant et contribuer au progrès scientifique.
Au Laboratoire de chimie de coordination du CNRS, Katharina Zimmeter étudie le rôle des terres rares dans certaines bactéries et leurs enzymes. Sanâa Bendaha, doctorante au Centre de biologie intégrative de Toulouse, s’intéresse à l’organisation de l’ADN et à la mémoire cellulaire. Ces travaux fondamentaux pourraient, à terme, éclairer des pistes d’innovation, qu’il s’agisse de procédés chimiques plus durables ou d’une meilleure compréhension de maladies comme le cancer. Leur parcours illustre aussi l’excellence académique et la contribution scientifique de femmes engagées dans les sciences.
Sommaire
ToggleDeux chercheuses de Toulouse distinguées par le prix L’Oréal-UNESCO
La sélection 2026 rassemble 35 doctorantes et post-doctorantes issues de disciplines variées, de la biologie à la physique, en passant par les mathématiques, l’informatique et les sciences de la Terre. Le jury, présidé par la professeure Françoise Combes, a retenu les candidates parmi 800 dossiers.
La récompense ne souligne pas seulement la qualité de leurs résultats. Elle met aussi en valeur leur volonté de transmettre le goût de la recherche aux futures générations, dans un contexte où la visibilité des scientifiques contribue à ouvrir les carrières à davantage de jeunes femmes.
| Lauréate | Établissement à Toulouse | Thème de recherche | Catégorie du prix |
|---|---|---|---|
| Katharina Zimmeter | Laboratoire de chimie de coordination du CNRS | Terres rares, bactéries et enzymes | Développer des thérapies d’avenir |
| Sanâa Bendaha | Centre de biologie intégrative de Toulouse, Université de Toulouse et CNRS | Organisation de l’ADN et mémoire cellulaire | Comprendre la santé humaine |
Katharina Zimmeter explore le rôle des terres rares chez les bactéries
Les terres rares sont surtout connues pour leur présence dans des objets courants comme les smartphones et dans des technologies telles que les moteurs électriques. La chercheuse étudie une question moins familière : pourquoi certaines bactéries utilisent-elles ces métaux, et comment ceux-ci influencent-ils leurs enzymes, les protéines qui accélèrent les réactions biologiques ?
Comprendre ces interactions pourrait aider à concevoir des enzymes artificielles capables de rendre certains procédés chimiques plus durables. À plus long terme, ces connaissances pourraient aussi contribuer à améliorer le recyclage de métaux précieux pour l’industrie : une piste où la recherche fondamentale rejoint des enjeux très concrets.
Originaire d’Innsbruck, en Autriche, Katharina Zimmeter dit avoir développé très tôt sa curiosité grâce aux récits de découvertes racontés par son grand-père. Aujourd’hui, cette envie de comprendre le fonctionnement du monde nourrit ses travaux et leur possible portée sociétale.
Sanâa Bendaha étudie l’ADN et la mémoire des cellules
Au Centre de biologie intégrative de Toulouse, Sanâa Bendaha cherche à comprendre comment l’ADN, qui porte l’information génétique, est organisé dans le noyau des cellules. Elle s’intéresse également à la façon dont une cellule peut transmettre à ses cellules filles certaines informations qui ne sont pas directement inscrites dans la séquence de l’ADN.
Cette « mémoire » cellulaire aide à expliquer comment des cellules conservent certaines caractéristiques au fil des divisions. Si ces mécanismes sont perturbés, le fonctionnement cellulaire peut changer ; mieux les connaître pourrait donc éclairer les processus impliqués dans des maladies comme le cancer.
Pour illustrer l’enjeu, imaginons une équipe médicale qui cherche à comprendre pourquoi des cellules d’un même tissu se comportent différemment. Les recherches sur l’organisation de l’ADN et la transmission d’informations cellulaires peuvent apporter des éléments de réponse, même si elles ne constituent pas à elles seules un traitement. La distinction reçue souligne l’intérêt de ces connaissances fondamentales pour la santé humaine.
Des recherches aux applications possibles
Les travaux des deux scientifiques suivent des voies distinctes, mais montrent comment une découverte fondamentale peut ouvrir de nouvelles questions et inspirer de futures applications. Voici les principaux enjeux qu’ils mettent en lumière :
- Chimie plus durable : les enzymes artificielles pourraient un jour contribuer à rendre certaines transformations chimiques moins polluantes.
- Recyclage des métaux : comprendre l’usage des terres rares par les bactéries pourrait nourrir de nouvelles pistes pour récupérer ces ressources stratégiques.
- Biologie cellulaire : l’étude de la mémoire des cellules aide à approfondir la compréhension de leur identité et de leur fonctionnement.
- Santé : ces connaissances pourraient éclairer les dérèglements cellulaires observés dans certaines pathologies, dont le cancer.
La portée de ces pistes dépendra de recherches ultérieures : elles ne sont pas des solutions immédiatement disponibles. Leur intérêt tient précisément au temps long de la science, qui transforme peu à peu des observations en connaissances mobilisables.
Une distinction qui valorise aussi la transmission scientifique
Le prix L’Oréal-UNESCO récompense des travaux prometteurs, mais encourage également les lauréates à partager leur passion pour les sciences. Cette transmission compte particulièrement pour les jeunes qui découvrent les métiers de la recherche et cherchent des modèles auxquels s’identifier.
À Toulouse, les parcours de Katharina Zimmeter et de Sanâa Bendaha rappellent que l’innovation commence souvent par une question fondamentale : comment une bactérie utilise-t-elle un métal, ou comment une cellule conserve-t-elle son identité ? La récompense reçue donne de la visibilité à ces questions et aux chercheuses qui les font avancer.
{« @context »: »https://schema.org », »@type »: »FAQPage », »mainEntity »:[{« @type »: »Question », »name »: »Quelles chercheuses toulousaines ont u00e9tu00e9 ru00e9compensu00e9es en 2026 ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »Katharina Zimmeter, chercheuse post-doctorante au Laboratoire de chimie de coordination du CNRS, et Sanu00e2a Bendaha, doctorante au Centre de biologie intu00e9grative de Toulouse, figurent parmi les lauru00e9ates du prix Lu2019Oru00e9al-UNESCO Pour les femmes et la science en France. »}},{« @type »: »Question », »name »: »Combien de candidates ont participu00e9 u00e0 la su00e9lection ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »Les 35 lauru00e9ates ont u00e9tu00e9 su00e9lectionnu00e9es parmi 800 candidatures par un jury composu00e9 de plus de 50 membres de lu2019Acadu00e9mie des sciences. »}},{« @type »: »Question », »name »: »Sur quoi portent les recherches de Katharina Zimmeter ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »Elle u00e9tudie la maniu00e8re dont certaines bactu00e9ries utilisent les terres rares et lu2019influence de ces mu00e9taux sur leurs enzymes. Ces travaux pourraient contribuer u00e0 des procu00e9du00e9s chimiques plus durables et u00e0 de meilleures pistes de recyclage. »}},{« @type »: »Question », »name »: »Quel est le sujet de recherche de Sanu00e2a Bendaha ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »Elle examine lu2019organisation de lu2019ADN dans le noyau des cellules et la transmission du2019informations cellulaires au fil des divisions. Ces recherches pourraient amu00e9liorer la compru00e9hension de mu00e9canismes associu00e9s u00e0 certaines maladies, notamment le cancer. »}}]}Quelles chercheuses toulousaines ont été récompensées en 2026 ?
Katharina Zimmeter, chercheuse post-doctorante au Laboratoire de chimie de coordination du CNRS, et Sanâa Bendaha, doctorante au Centre de biologie intégrative de Toulouse, figurent parmi les lauréates du prix L’Oréal-UNESCO Pour les femmes et la science en France.
Combien de candidates ont participé à la sélection ?
Les 35 lauréates ont été sélectionnées parmi 800 candidatures par un jury composé de plus de 50 membres de l’Académie des sciences.
Sur quoi portent les recherches de Katharina Zimmeter ?
Elle étudie la manière dont certaines bactéries utilisent les terres rares et l’influence de ces métaux sur leurs enzymes. Ces travaux pourraient contribuer à des procédés chimiques plus durables et à de meilleures pistes de recyclage.
Quel est le sujet de recherche de Sanâa Bendaha ?
Elle examine l’organisation de l’ADN dans le noyau des cellules et la transmission d’informations cellulaires au fil des divisions. Ces recherches pourraient améliorer la compréhension de mécanismes associés à certaines maladies, notamment le cancer.